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 5 juin 2010 : Journée mondiale contre le spécisme

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Bidalinouette
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MessageSujet: 5 juin 2010 : Journée mondiale contre le spécisme   Lun 24 Mai 2010 - 20:23

5 juin 2010 : Journée mondiale contre le spécisme

Nous
maltraitons et tuons des centaines de millions d'animaux chaque jour.
Pour justifier cela, nous nous sommes persuadé-e-s que leur vie et leurs
souffrances ne valent pas grand-chose : « ce ne sont que des animaux !
».
Or ce sont des êtres sensibles, qui eux aussi veulent éviter de
souffrir et souhaitent jouir de leur vie. Comme les humains.

Le
spécisme est à l'espèce ce que le racisme est à la race : la volonté de
ne pas prendre en compte les intérêts de certains individus au bénéfice
d'autres, sous des prétextes arbitraires. On invoque des différences
(réelles ou imaginaires) sans lien logique avec ce qu'elles sont censées
justifier. La plus ou moins grande intelligence, ou l'appartenance ou
non à l'espèce humaine, ne constitue pas un critère rationnel de
discrimination. La discrimination spéciste est donc indéfendable.

Le
spécisme est une idéologie irrationnelle : la société dans son ensemble
doit prendre position contre les pratiques qu'il engendre, qui sont
injustes.

En pratique, le spécisme est l'idéologie qui justifie
l'utilisation des animaux par les humains de manières qui ne seraient
pas acceptées si les victimes étaient humaines.

Les animaux sont
élevés et abattus pour fournir de la viande, du lait, des oeufs, leur
peau (cuir, fourrure), de la soie ; ils sont pêchés pour la consommation
; ils sont utilisés pour des expériences scientifiques ; ils sont
chassés pour un plaisir sportif ; ils sont enfermés à vie dans des
zoos, des delphinariums, dressés et exploités dans des cirques, tués
lors de spectacles (corridas...), etc.

La lutte contre ces
pratiques et contre l'idéologie qui les soutient est la tâche que se
donne le mouvement contre le spécisme.
Le 5 juin, pour la 3ème année
consécutive, aura lieu la Journée mondiale contre le spécisme.

Dans
le monde entier, des actions sont organisées pour protester contre une
idéologie qui est aussi condamnable que le racisme ou le sexisme et qui
cause un nombre incalculable de victimes, dont la vie et la mort auront
été généralement effroyables.

La consommation de viande est la
principale responsable de cette tragédie :

58 milliards de
vertébrés terrestres sont tués chaque année dans le monde pour cette
raison
et davantage encore de poissons et crustacés (144 millions de
tonnes) uniquement pour le goût de consommer leur chair.

Le
spécisme n'est pas justifiable, les oppressions qui en découlent non
plus !
Pour l'abolition de la viande et de toute autre forme
d'exploitation animale !


Verso :

Sur la question du
spécisme

En quoi la remise en cause du spécisme est-elle
indispensable ? Parce que c'est l'idéologie sur laquelle reposent aussi
bien les lois qui méprisent les droits des animaux que les pratiques qui
en découlent.

Voici quelques exemples tirés de notre expérience
militante :

Dans la critique de certaines pratiques :

-
Comment mettre sérieusement en balance les intérêts fondamentaux des
animaux à ne pas être tués et un intérêt à les manger qui, en
comparaison, tient du caprice ? C'est du spécisme.
- S'il n'est pas
légitime d'utiliser des humains dans la vivisection, pourquoi utiliser
des animaux d'autres espèces ? N'est-ce pas uniquement par spécisme ?
-
Si nous ne souhaitons pas qu'on nous enferme, qu'on nous ampute et
qu'on nous tue, comment justifier que nous le fassions pour d'autres
êtres qui souffrent de la même façon de ces pratiques ? C'est du
spécisme.
- Pourquoi refuser des droits aux animaux ? Parce que ce ne
sont "que" des animaux ? C'est du spécisme.

La notion de
spécisme est importante aussi parce que :

- le spécisme repose
sur les mêmes bases idéologiques que les discriminations raciste ou
sexiste, avec comme point central l'utilisation de la « nature » comme
justification de l'infériorisation de certains individus. La « nature »
des animaux serait inférieure, parce qu'elle serait... « animale », «
instinctive », « programmée », alors que la « nature » des humains
serait supérieure, parce que « libre », « rationnelle » ou « spirituelle
». Ces "natures" "inférieure" et "supérieure" sont censées légitimer la
domination des humains sur les autres êtres sentients.

- la
notion d'égalité ne peut pas, par définition, s'appuyer sur des critères
arbitraires ; sinon, il ne s'agit plus d'égalité, mais justement
d'injustice et d'inégalité. Elle doit embrasser l'ensemble des êtres qui
ont des intérêts à défendre, qui donc possèdent des intérêts qui
doivent être défendus, c'est-à-dire, l'ensemble des êtres sentients. Il
ne doit pas y avoir une double morale : égalitaire entre les humains et
eux seuls, élitiste et inégalitaire à l'encontre des autres.

- la
notion d'idéologie spéciste permet de rendre compte de l'existence
d'une vision du monde structurée qui aboutit à l'invisibilisation et à
l'infériorisation des animaux.
Quelques effets parmi d'autres de
cette idéologie :
- les animaux n'apparaissent généralement pas
en tant qu'individus, mais sont plutôt perçus comme des spécimens
indifférenciés de leur espèce ;
- on confond souvent la lutte
pour la prise en compte de leurs intérêts individuels avec la lutte pour
la préservation des espèces...
Ici, il s'agit d'affirmer haut et
fort que nous nous soucions des êtres sentients en tant qu'individus.

-
La notion de spécisme est une notion d'ordre politique qui permet une
analyse sociale du problème animalier, tout comme les notions de racisme
et de sexisme. Elle permet d'envisager la lutte en tant que lutte
politique, de la mettre en perspective avec les luttes de libération qui
l'ont précédée et d'imaginer les modes d'action dans une perspective à
court, moyen et long terme (la revendication de l'abolition de la
viande, par exemple). En employant la comparaison avec les idéologies et
systèmes sociaux racistes ou sexistes, on fait prendre conscience aux
gens que l'élevage, la chasse, la pêche et les autres pratiques
d'exploitation et d'oppression ne sont pas "naturels", mais socialement
institués, historiquement situés, éthiquement condamnables et
politiquement combattables.

En attirant l'attention sur le
spécisme, cette journée mondiale est l'occasion d'affirmer que
l'oppression des animaux n'est pas plus une question de choix personnel
que ne l'est une oppression humaine. De même que le fait de tuer ou
maltraiter un humain ne ressort pas de la liberté individuelle, mais
constitue une injustice à combattre, la question animale doit apparaître
comme une question éthique, sociale et politique qui s'impose à toutes
et à tous et à propos de laquelle la société doit accepter de façon
urgente d'engager un débat.

=================


International
Day against specism on June 5th, 2010

We ill-treat and kill
hundreds of millions of animals each day. In order to prove ourselves
right to do so, we convince ourselves that their lives and sufferings
are not worth much : "they are just animals !"

However, animals
are sensitive living creatures, who also want to avoid pain and wish to
live a happy life. Just like humans.

Specism is to species what
racism is to race., ie the will to disregard the interests of some
individuals to give advantage to others under arbitrary excuses. Some
(real or invented) differences without any logical link to what they are
supposed to legitimate are brought forward. But a low or high
intelligence or belonging to the human species or not cannot be relevant
rational criteria for discrimination. Thus, the specist discrimination
cannot be defended in any way.

Specism is an irrational ideology
and society as a whole must take position against the practices that it
generates and which are totally unfair.

Practically speaking,
specism is an ideology which justifies the use of animals by humans in
such a way that it would be completely unacceptable if the victims were
human.

Animals are bred and butchered in order to provide meat,
milk, eggs, skin (leather, fur), silk, ·; fish is also slaughtered for
human consumption ; other animals are sacrificed for so-called
scientific experiments ; humans go hunting for the sake of having fun ;
lock animals up for life in zoos, dolphinaria, train and exploit them in
circus, kill them during "shows" (like bullfights·), etc·

Fighting
against these crual practices and against the underlying ideology is
the purpose of our movement against specism.

For three years
running, the International Day against specism will take place on June
5th.

All over the world, actions will be organized in order to
protest against an ideology which is as much reprehensible as racism or
sexism and which causes countless numbers of victims who undergo
appalling lives and deaths.

Meat consumption is the main reason
for such a tragedy :

58 billions of land vertebrates are killed
each year in the world for that purpose and even more fish and 144
millions of tons of seafood just for humans to taste their flesh.
Specism
cannot be justified, oppressions resulting from it either.

Let's
abolish meat and any other form of animal enslavement !

Verso :
(back of the page)
About specism

Why should specism be
necessarily questioned ? Because this is the underlying ideology which
allows those barbaric practices and legitimates legal texts which deny
animals from their most basic rights.

Here are some examples from
our militant experience exposing some of these practices:

-
How can we seriously put on the same level the fundamental
interests of animals not to be slaughtered on one hand, and on the other
hand, the human interest to eat them, which is a whim and nothing else?
It is specism.

- If it is considered unlegitimate to use
human beings for vivisection, why should we tolerate to use animals
from other species ? Is this not only by pure specism ?

-
If we do not wish to be locked up, amputated and killed, how can we
bear to let it happen to other beings which suffer from this exactly the
same way as we would if it was done to us ? This is specism.

-
Why should we deny rights to animals ? Only because they are
"just" animals ? This is specism.

The notion of specism is also
important due to the fact that :

- specism is based upon the
same ideology as racist or sexist discriminations.The major keypoint is
the use of the intrinsic nature of the beings to justify the
inferiorisation of some of them. The "nature" of animals would be
inferior, because it is generally considered as "animal", "instinctive",
"programmed", whereas human nature would be superior, because it is
supposed to be "free", "rational" or "spiritual". This definition of
inferior and superior "natures" is totally arbitrary but gives credit to
human domination over other sentient beings.


- the very
notion of equality, by definition, cannot rely on arbitrary criteria,
otherwise, it is not equality, but injustice and inequality. This notion
should comprise all living creatures, no matter what species they
belong to, which means all sentient beings. There shouldn't be 2 moral
codes : one, egalitarian among humans only, and another one, élitist and
unfair towards other species.

- the notion of specist ideology
testifies the vision of a world which leads to make animals inferior,
and invisible, and as a result :

a) they are not seen as
individuals, but as undifferentiated specimens from their species

b)
and usually there is a confusion between protection of their own
individual interests and protection of the species...

And our
main claim is clearly to stress that we are concerned by sentient beings
as individuals.

- the notion of specism is political and this
enables us to make a social analysis about the animals problem, in the
same way as racism and sexism have a political connotation. This is why
we can enfocus this fight as a political fight, and compare it with all
other liberation fights which took place in the past, and imagine short,
medium and long-term actions (eg. our claim to abolish meat). By
comparing with racist and sexist ideologies and social systems, we
enable people to become aware that breeding, hunting, fishing and other
animal enslavement and oppression practices are against nature, and thus
are only socially established, historically time-limited, ethically
blameworthy, politically opposable and ecologically absurd !
By
drawing attention on to specism, this International Day is the
opportunity to express that animal slavery is not more a matter for
personal choice than human slavery is.In the same way, we cannot say
that killing or ill-treating humans is a matter for personal freedom,
but is a deviation in our behaviour which needs to be eradicated. On an
equal basis, animal rights should be openly and urgently discussed as a
major ethical, social and political issue which cannot be postponed any
longer by our human society.

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