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 A propos du caractère «non naturel» du besoin qu'il y a de supplémenter l'alimentation végétalienne avec de la B12 «artificielle»

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Bidalinouette
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MessageSujet: A propos du caractère «non naturel» du besoin qu'il y a de supplémenter l'alimentation végétalienne avec de la B12 «artificielle»   Ven 16 Avr 2010 - 13:50

Reflexion de David Olivier :

Citation :
> > (...) à propos du caractère «non naturel» du besoin qu'il y a
de supplémenter l'alimentation végétalienne avec de la B12
«artificielle» .
> >
> > Quand on nous fait cette
objection, c'est qu'on considère implicitement la B12 qu'on trouve dans
la viande comme «naturelle». Mais elle vient d'où, cette B12
«naturelle»?
> >
> > Le résultat de mes quelques
recherches sur le Web est celui-ci. La vitamine B12 que les mangeurs de
viande ont dans leur corps provient en grande partie de la même source
que celle dans le corps d'un végétalien qui se supplémente en B12: il
s'agit de B12 fabriquée par l'industrie. Cette B12 est en effet ajoutée
comme complément aux aliments des poulets et cochons, et sans doute
d'autres animaux, que mangent les mangeurs de viande. La part de B12 que
ces mangeurs de viande obtiennent par contre en mangeant la viande de
bœuf ou de lapin, ou les produits laitiers, provient d'animaux dont
l'alimentation est supplémentée non en B12, mais en cobalt. Le cobalt
est l'élément chimique essentiel pour permettre aux bactéries dans
l'appareil digestif de l'animal de fabriquer la B12. Les composés de
cobalt utilisés pour cette supplémentation sont par ailleurs dangereux
pour la santé et posent donc des problèmes de sécurité au cours de la
fabrication de ces aliments.
> >
> > La seule source
«naturelle» de B12 dans l'alimentation des mangeurs de viande est,
semble-t-il, la chair des poissons.
> >
> > Vu
l'ampleur de la supplémentation directe en B12 dans l'alimentation des
volailles et des cochons, la production industrielle actuelle de B12
destinée à cette supplémentation est du même ordre voire supérieure à
celle qui serait nécessaire pour la supplémentation directe de
l'ensemble de la population humaine d'un pays comme la France, si
celle-ci était végétalienne. L'alimentation des bovins et des lapins,
quant à elle, implique la production industrielle de composés de cobalt
dangereux incorporés dans cette alimentation.
> >
> >
>
> Voici maintenant les éléments qui étayent ces conclusions.
>
>
> > La vitamine B12 n'est pas fabriquée par les animaux.
Elle n'est fabriquée que par certaines bactéries, et ceci à condition de
disposer de cobalt. La vitamine B12 qu'on achète en pharmacie est
extraite de cultures de bactéries.
> >
> > Sous ce
rapport, il y a deux catégories d'animaux d'élevage:
> >
>
> - Ceux qui ont besoin d'un apport direct de B12 dans leur
alimentation. C'est le cas notamment des volailles et des cochons.
>
>
> > - Ceux chez qui la B12 peut être fabriquée par les
bactéries dans leur estomac, ou leur intestin, à condition que leur
alimentation contienne assez de cobalt. C'est le cas des ruminants
(bovins, ovins, caprins), des chevaux et des lapins.
> >
>
> Je copie ci-dessous le résumé d'un document de l'EFSA, ou Autorité
européenne de sécurité des aliments (European Food Safety Authority),
donnant un «Avis scientifique sur l’utilisation de composés du cobalt en
tant qu’additifs dans l’alimentation animale», et qu'on trouve en:
>
>
> > http://www.efsa.europa.eu/fr/scdocs/scdoc/1383.htm
>
>
> > Ce document étudie et approuve la supplémentation en
cobalt de l'alimentation des ruminants, des chevaux et des lapins, et
note les problèmes de sécurité posés par les composés de cobalt
utilisés. Il note aussi les besoins en supplémentation directe des
autres animaux d'élevage:
> >
> > Les animaux
monogastriques (à l’exception des chevaux et des lapins) n’ont pas
besoin de cobalt, mais de vitamine B12. Par conséquent, aucune
supplémentation en cobalt de leur alimentation n’est nécessaire.
>
>
> > La supplémentation en B12 des aliments pour poulets
de chair (et autres «volailles», dont les canetons) est confirmée dans
le livre Nutrition et alimentation des volailles consultable sur Google
Books, dans un tableau page 168. Un autre livre consultable sur Google
Books, Alimentation des animaux monogastriques, confirme cette
supplémentation dans le cas des porcs (p. 51). Le taux de
supplémentation (1, 2 voire 3µg de B12 par 100g d'aliments) est égal ou
supérieur à celui dont aurait besoin un humain qui mangerait les mêmes
aliments. Je n'ai pas réuni tous les chiffres et fait les calculs
exacts, mais il semble bien apparaître que la quantité de B12 utilisée
pour la supplémentation de ces animaux est supérieure à celle qui serait
nécessaire si tous les Français étaient végans.
> >
>
> Le document de l'EFSA, je le disais, approuve la supplémentation en
cobalt de l'alimentation des ruminants, des chevaux et des lapins,
supplémentation nécessaire pour éviter la carence de l'animal en B12. Il
note la toxicité des produits utilisés:
> >
> >
>
> (...) le dichlorure de cobalt et le sulfate de cobalt présentent
une toxicité aiguë faible (catégorie 4), mais sont classés comme
sensibilisants respiratoires et cutanés (catégorie 1), comme toxiques
aigus et chroniques pour l’environnement aquatique (catégorie 1) et
comme cancérigènes présumés pour l’homme par inhalation (classe 1B). Les
cations de cobalt(II) sont également considérés comme génotoxiques en
conditions in vitro et in vivo.
> > ...
> >
>
> Les utilisateurs sont exposés aux composés de cobalt (le dichlorure
et le sulfate sont des sensibilisants cutanés et respiratoires et sont
cancérigènes par inhalation). Pour les effets pulmonaires, l’Agence pour
les substances toxiques et le registre des maladies (ATSDR, Agency for
Toxic Substances et Disease Registry) a établi un niveau de risque
minimum de 0,1 µg Co/m3 air. Pour le moment, le groupe scientifique
FEEDAP ne dispose d'aucune donnée sur le potentiel de production de
poussières des composés de cobalt autorisés. Durant la réévaluation des
composés de cobalt, le potentiel de production de poussières des
additifs de cobalt mérite une attention particulière.
> >
>
> Dans la mesure où le contact des personnes qui manipulent
l’additif ne peut être totalement évité, le groupe scientifique FEEDAP
recommande, dans un premier temps, de minimiser l’exposition aux
composés de cobalt.
> >
> >
> > On l'a dit,
donc, les mangeurs de viande obtiennent leur B12 de la source que Nature
a prévue, à savoir la viande, alors que les végétaliens sont obligés de
se bourrer de suppléments fabriqués par l'industrie chimique...
>
>
> >
> > Dans la même série, j'avais commencé une
recherche sur la fabrication de la méthionine, un acide aminé dont la
production industrielle connaît un grand essor en ce moment, en raison
du développement de l'élevage de poulets dans le monde. Une grande
partie de la méthionine dans le corps des humains mangeurs de viande
provient ainsi de l'industrie pétrochimique. Je ferai je pense un autre
mail sur le sujet.
> >
> > David
> >
>
>
> > Résumé de l'«Avis scientifique sur l’utilisation de
composés du cobalt en tant qu’additifs dans l’alimentation animale» de
l'EFSA:
> >
> > Conformément au règlement (CE) n°
790/2009 modifiant le règlement (CE) n° 1272/2008, le dichlorure de
cobalt et le sulfate de cobalt présentent une toxicité aiguë faible
(catégorie 4), mais sont classés comme sensibilisants respiratoires et
cutanés (catégorie 1), comme toxiques aigus et chroniques pour
l’environnement aquatique (catégorie 1) et comme cancérigènes présumés
pour l’homme par inhalation (classe 1B). Les cations de cobalt(II) sont
également considérés comme génotoxiques en conditions in vitro et in
vivo.
> >
> > Au regard des propriétés susmentionnées
du cobalt et dans la mesure où plusieurs composés de cobalt sont
autorisés en tant qu’additifs dans des aliments pour animaux par la
législation de l’Union européenne (UE), il a été procédé à une
évaluation des risques de l’utilisation de composés du cobalt dans
l’alimentation animale en tenant compte (i) de la nécessité d’une
supplémentation en cobalt pour les espèces cibles, considérant aussi les
effets nocifs potentiels sur la santé animale d’une minimisation/
suppression de la supplémentation en cobalt, (ii) de la sécurité pour
les consommateurs de denrées alimentaires issues d’animaux traités par
des sels de cobalt et (iii) de la sécurité des personnes manipulant les
composés de cobalt en tant qu’additifs dans les aliments pour animaux.
>
>
> > Les animaux monogastriques (à l’exception des chevaux
et des lapins) n’ont pas besoin de cobalt, mais de vitamine B12. Par
conséquent, aucune supplémentation en cobalt de leur alimentation n’est
nécessaire.
> >
> > La microflore ruminale peut
synthésiser de la vitamine B12, à condition que du cobalt alimentaire
soit disponible en quantités suffisantes. En conséquence, le besoin en
vitamine B12 de ces animaux peut être couvert par le cobalt présent dans
l’alimentation. L’organisme des ruminants ne requiert également que de
la vitamine B12. Cependant, les données disponibles en vue d’un
remplacement éventuel du cobalt par de la vitamine B12 sont
insuffisantes pour évaluer les conséquences sur la santé et les
performances chez ces espèces dans les conditions de terrain. Un tel
remplacement est aussi considéré comme inefficace en raison du taux
élevé de dégradation ruminale de la vitamine B12 orale. Un retrait du
cobalt (de la supplémentation) de l’alimentation modifierait également
le microbiote ruminal, sa composition et sa fonction. Certains effets
bénéfiques faibles observés chez les ruminants après un apport de cobalt
sont probablement liés à un effet non spécifique du cobalt sur le
microbiote et non sur la vitamine B12. Un apport optimal de
micronutriments chez les ruminants devrait donc inclure du cobalt. Une
conclusion comparable peut être tirée chez les chevaux et les lapins
coprophages (production de vitamine B12 par fermentation dans l’intestin
postérieur), malgré un manque de données quantitatives.
> >
>
> Le groupe scientifique sur les additifs et produits ou substances
utilisés en alimentation animale (FEEDAP) a conclu que la
supplémentation potentielle en cobalt des régimes alimentaires des
ruminants, des chevaux et des lapins doit être maintenue. Une
supplémentation en cobalt de 0,3 mg/kg de matière sèche et, compte tenu
de concentrations de base en cobalt des matières premières destinées à
l’alimentation animale ne dépassant pas 0,5 mg/kg de matière sèche
d’aliments complets pour animaux, une teneur maximale de 1 mg Co/kg
d’aliments complets est considérée comme appropriée. Pour les aliments
pour poisson, la teneur maximale existante de 2 mg Co/kg d’aliments
complets doit être maintenue en raison des concentrations de base de
cobalt plus élevées dans les farines de poissons constituant la majeure
partie des aliments pour poisson.
> >
> > La tolérance
au cobalt des ruminants est très élevée et dépasse largement les
besoins. Par conséquent, il est considéré qu’il est improbable que la
toxicité du cobalt chez les animaux cibles puisse poser un problème
majeur en pratique.
> >
> > Parmi les denrées
alimentaires d’origine animale, les abats présentent la teneur en cobalt
la plus élevée, se situant pour le foie entre 0,02 et 0,07 mg/kg de
poids frais (PF), suivi des reins avec environ 0,001 à 0,01 mg/kg PF. La
viande se situe dans l’intervalle de 0,001 à 0,02 mg/kg PF, tout comme
les filets de poissons d’eau douce. Le lait et les œufs contiennent
environ 0,004 à 0,005 mg Co/kg; les produits laitiers comme le fromage
et le beurre sont relativement riches en cobalt (0,02 mg/kg PF).
>
>
> > La presque totalité du cobalt dans les abats et la
viande de bœuf peut être attribuée à la vitamine B12. La fraction de
cobalt lié à la vitamine B12 est considérablement plus faible dans la
viande de volaille et de porc (environ 20 à 40 %), indiquant un apport
alimentaire en cobalt en tant que tel. Les œufs et le lait contiennent
même des quantités plus élevées de cobalt non lié à la vitamine B12
(environ 70 et 95 % respectivement) , indiquant une excrétion du cobalt
soluble absorbé. Toutefois, il s’agit d’estimations comportant plusieurs
incertitudes dues à des facteurs méthodologiques (p. ex. ensemble
restreint de données, méthodes analytiques) .
> >
> >
Dans la littérature ouverte, il n’y a pas de données sur la
carcinogénicité potentielle du cobalt consécutive à une exposition par
voie orale, ni pour l’homme ni pour l’animal. L’exposition au cobalt par
voie orale peut potentiellement entraîner un certain nombre d’effets
nocifs chez l’homme (effets cardiaques, effets sur l’érythropoïèse, sur
la thyroïde, sur le développement et dermatite allergique).
> >
>
> Une ingestion journalière de 600 µg de cobalt (sur la base d’une
LOAEL de 1 mg/kg pour la polycythémie) semble constituer un niveau de
risque minimum chez l’homme, qui protégerait des effets nocifs connus
liés au seuil.
> >
> > Il a été rapporté que la
consommation moyenne de cobalt estimée pour la population était de 0,12
mg/jour au Royaume-Uni, 0,005 à 0,04 mg Co/jour aux États-unis, 0,011 mg
Co/jour au Canada et 0,029 mg Co/jour en France. Toutes ces valeurs de
consommation sont bien inférieures au seuil de consommation orale de 600
µg par personne.
> >
> > Le groupe scientifique
FEEDAP, sur la base de ses propres calculs, a conclu que l’ingestion
potentielle par les consommateurs de cobalt provenant de denrées
alimentaires d’origine animale ne dépasserait pas 14 µg/jour et qu’elle
ne suscite donc pas d’inquiétude en matière de sécurité.
> >
>
> Les utilisateurs sont exposés aux composés de cobalt (le
dichlorure et le sulfate sont des sensibilisants cutanés et
respiratoires et sont cancérigènes par inhalation). Pour les effets
pulmonaires, l’Agence pour les substances toxiques et le registre des
maladies (ATSDR, Agency for Toxic Substances et Disease Registry) a
établi un niveau de risque minimum de 0,1 µg Co/m3 air. Pour le moment,
le groupe scientifique FEEDAP ne dispose d'aucune donnée sur le
potentiel de production de poussières des composés de cobalt autorisés.
Durant la réévaluation des composés de cobalt, le potentiel de
production de poussières des additifs de cobalt mérite une attention
particulière.
> >
> > Dans la mesure où le contact des
personnes qui manipulent l’additif ne peut être totalement évité, le
groupe scientifique FEEDAP recommande, dans un premier temps, de
minimiser l’exposition aux composés de cobalt.
> >
> >
Le groupe scientifique FEEDAP recommande également de modifier
l’autorisation des composés de cobalt dans les aliments pour animaux (i)
en restreignant l’utilisation des composés de cobalt en tant
qu’additifs dans les aliments pour les ruminants (à l’exception des
laits de remplacement) , les chevaux et les lapins, (ii) en limitant la
supplémentation en cobalt dans les aliments pour les ruminants (à
l’exception des laits de remplacement) , les chevaux et les lapins à un
maximum de 0,3 mg Co/kg d’aliments complets pour animaux et (iii) en
abaissant la teneur maximale de cobalt autorisée toutes sources
confondues de 2 à 1 mg/kg d’aliments complets pour toutes les espèces
sauf les poissons.
> >
> > Aucune conséquence négative
de ces mesures sur la santé animale et l’efficacité de la production
animale n’est attendue. Publié: 2 décembre 2009
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